Assurance-prêt : le cas des sports à risque

Assurance-prêt : le cas des sports à risque

Pratiquer un sport intensif, dangereux ou à un niveau professionnel peut être considéré comme un risque aggravé par les assureurs. Un risque qui peut avoir des conséquences sur le niveau de garantie proposé mais également sur le coût des mensualités.

Prêt immobilier : la notion de risque aggravé des assureurs

Un prêt immobilier est généralement assorti d’une assurance destinée à couvrir le ménage contre les aléas de la vie. Décès, invalidité et même perte d’emploi, l’assurance emprunteur peut, sous certaines conditions, se substituer au client pour le remboursement des mensualités du prêt, si celui-ci n’est plus en mesure de les régler.

Mais les profils des emprunteurs étant différents, les assureurs doivent sonder leurs clients pour connaître les risques qui devront être couverts. Ainsi, ils se basent généralement sur un profil risque considéré comme standard, mais peuvent également être confrontés à des risques aggravés de santé, des risques aggravés professionnels ou des risques aggravés de sports et de loisirs.

Les sports risqués pour les assureurs

La spéléologie, le rafting, la course à pied, les arts martiaux, les sports équestres et aéronautiques sont autant d’activités sportives pratiquées couramment. Si certaines d’entre elles présentent des risques évidents, d’autres moins manifestes sont pourtant observées de près par les assureurs. Et la liste est encore longue.

Pour mieux connaître leurs clients et ainsi leur proposer un niveau de garantie adapté à leur profil, les assureurs leur proposent des questionnaires détaillés. Pour les sportifs, ces questions concernent par exemple la fréquence de suivi par un médecin spécialisé, les antécédents médicaux et chirurgicaux ou encore les accidents sportifs éventuellement déjà rencontrés.

Sportifs : comment assurer son prêt immobilier ?

Qu’il s’agisse d’une pathologie, d’un niveau important de tabagisme ou de la pratique d’un sport, les assurés se doivent d’être honnêtes vis-à-vis des assureurs. Des informations omises ou erronées ou un questionnaire mensonger peuvent avoir des répercussions sur le contrat d’assurance voire sur le prêt immobilier lui-même.

Si un client se trouve en état d’invalidité suite à la pratique d’un sport pourtant effectué régulièrement, mais non déclaré, l’assureur peut refuser de lui verser des indemnités et de régler à sa place les mensualités de son prêt.

Dans certains cas, les assureurs peuvent assortir leur offre de surprimes lorsque le risque est considéré comme trop dangereux. Mais ils peuvent également tout simplement refuser d’assurer. L’assureur peut également proposer à ses clients un rachat de garanties afin d’être couvert malgré tout, ce moyennant une majoration. Enfin, des spécialistes recommandent la souscription par ailleurs d’un contrat « Garantie des accidents de la vie ». Ce contrat conclu indépendamment du prêt immobilier et de l’assurance prêt peut en outre rassurer les compagnies d’assurances réticentes. Dans tous les cas, il est conseillé de faire appel à un courtier ou à un médiateur.